Ndong-sima-gabonitoon Ndong Sima vs Moundounga : duel verbal autour des législatives

À quelques jours du second tour des élections législatives et locales prévu le 11 octobre, le ton est monté entre deux figures politiques gabonaises : Raymond Ndong Sima et Séraphin Moundounga.

Tout est parti des déclarations du vice-président Moundounga, qui a salué la transparence du scrutin du 27 septembre, estimant qu’il s’était déroulé « dans le calme et la régularité dans 98 % des circonscriptions ». Une lecture optimiste que Ndong Sima n’a pas tardé à contester, dénonçant au contraire un “retour en arrière” marqué par des irrégularités notoires — notamment le fameux “bétail électoral”, des procurations douteuses et des listes incomplètes.

En réaction à certaines critiques de Moundounga, Ndong Sima a défendu son parti, l’Alliance Patriotique, accusé d’être une formation tribale. L’ancien Premier ministre a répliqué avec fermeté, affirmant que son mouvement présente des candidats dans six provinces, loin de tout repli identitaire. Il en a profité pour plaider pour une reprise partielle du scrutin là où les irrégularités ont été constatées.

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De son côté, Moundounga maintient que le processus électoral reste globalement crédible, tout en reconnaissant la nécessité de reprises ciblées.

Entre satisfecit officiel et dénonciation de dérives, le débat révèle surtout un enjeu central : celui de la confiance dans les urnes. À l’approche du second tour, les regards se tournent vers la Commission électorale, appelée à prouver que la démocratie gabonaise ne doit plus rimer avec “tourisme électoral”.

Almas

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