Au Gabon, la réinsertion passe désormais par la houe et la machette !
Depuis quelques mois, plusieurs initiatives remettent l’agriculture au cœur des prisons, avec un objectif clair : transformer les détenus d’aujourd’hui en producteurs de demain.

Tout a vraiment pris racine à la prison centrale d’Oyem en mai 2021, où, depuis les premiers projets soutenus par la FAO, les détenus cultivent manioc, bananes et légumes sur des hectares de terre. Ces programmes ont inspiré d’autres établissements comme celui de Tchibanga, où les prisonniers s’essaient au maraîchage, et où une partie des ventes leur revient à la sortie.

En 2025, le sujet refait surface. L’ONG SOS Prisonniers Gabon appelle à renforcer ce type d’initiatives, estimant que le travail agricole peut réduire la récidive et redonner une dignité perdue. Dans le même esprit, le projet « Dignité en détention », lancé cette année à Libreville, plaide pour une réinsertion humaine et productive, même s’il reste encore timide sur le volet agricole.

Entre volonté de réhabilitation et autosuffisance alimentaire, le pays semble semer les graines d’un changement. Si tout pousse comme prévu, le Gabon pourrait bientôt récolter autre chose que des légumes : des vies remises sur pied.

Almas

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