Cette semaine, le Gabon s’est baladé à la frontière du burlesque et du tragique.
D’un côté, une campagne électorale vibrant au rythme des accusations, suspicions et remises en cause, à la veille du second tour des législatives et locales de ce 11 octobre.
De l’autre, la CNAMGS qui joue son propre feuilleton : la DG suspendue par le PCA, le syndicat en révolte, et un climat de tension qui ferait pâlir un hôpital en grève.
Et pour compléter ce tableau déjà bien chargé, des révélations stupéfiantes sur l’absentéisme massif des enseignants, toujours portés disparus de leurs postes — mais bien présents sur les fiches de paie.

Bref, le Gabon prépare un week-end à haut risque politique… mais toujours avec le sourire.

Demain, les urnes parleront — ou du moins, on l’espère, elles parleront vrai.
Mais comment croire à un deuxième round “propre” quand les rideaux de la scène politique tremblent déjà sous le souffle du bétail électoral, des listes douteuses et des promesses volumineuses ?

C’est un moment crucial : faire basculer le spectacle en démocratie utile.
Que les Gabonais retournent aux urnes avec fierté et esprit critique. Que les anomalies ne soient plus des statistiques, mais des cicatrices du passé.
Et surtout, que ce vote ne soit pas une simple formalité, mais le début d’un nouveau pacte de transparence entre gouvernants et gouvernés.

Allez, Gabon, que demain soit le jour où les urnes accueillent des choix, pas des fantômes politiques. Et que la lumière du vote chasse enfin les ombres du passé.

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