À Bifoun, un chauffeur ouest-africain du nom (pléonastique) d’Ousmane Ousmane, 36 ans, a trouvé le moyen le plus original — et le moins diplomatique — de prier : en utilisant le drapeau gabonais comme tapis de prière. Oui, vert-jaune-bleu sous les pieds, la République à genoux (littéralement).
Pris en flagrant “Allah akbar patriotique” par des habitants, le chauffeur a fini… non pas au paradis, mais à la gendarmerie. Article 86 du Code pénal à l’appui : outrage au drapeau = prison ou amende. Heureusement pour lui, le parquet de Lambaréné lui a accordé une liberté provisoire, histoire qu’il puisse méditer sur le thème : “Respecter Dieu, c’est bien, respecter le drapeau, c’est mieux.”
Moralité ? Au Gabon, on peut prier partout, mais pas sur les symboles de la République. La prochaine fois, Ousmane ferait mieux de garder un vrai tapis… ou de prier debout, ça évitera les confusions diplomatico-divines.
Almas
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